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vendredi 19 mars 2010

Outils pour les entreprises

Le gouvernement canadien mise beaucoup sur l’environnement depuis quelques années et semble croire fortement en l’éco efficience, car il distribue plusieurs outils pour aider les entrepreneurs dans la mise en œuvre d’une telle stratégie. Vous pouvez cliquer sur le lien Industrie Canada dans la section À voir de ce blog pour consulter le site du gouvernement fédéral sur l’éco efficience. Vous y trouverez entre autres des études de cas, des outils pour s’autoévaluer et calculer la plus-value ainsi que des cas d’entreprise qui on réaliser un virage vert qui rapporte.


On réalise en consultant le site que le gouvernement canadien ne fait aucune différence entre l’éco efficience et l’éco efficacité. Je vous rappel que la différence est la notion de profit qui est inclus dans l’éco efficience. Cela dit, l’information sur ledit site est très pertinente et intéressante pour ceux qui désirent mettre sur pied un projet d’éco efficience. Le site comprend entre autres un outil permettant de positionner notre entreprise, d’élaborer une stratégie et de faire une analyse avantages coûts. Je dirais que la dernière partie est le nerf de la guerre pour ce qui est le l’éco efficience et est également ce qui fait que c’est si populaire auprès des entreprises d’aujourd’hui. Je le répète parce que c’est un aspect hyper important : si on veut faire aller dans la bonne direction pour ce qui est de l’environnement, il faut trouver un moyen d’être en présence de relation win/win, c’est primordial, sinon on ne va nulle part.

L’effet du balancier

Temps et aussi longtemps que les entreprises verront un avantage à faire attention à l’environnement, ils le feront avec plaisir.Cependant, le jour où l’effort demandé pour faire un dollars de plus de profit coûte, aux yeux du preneur de décision, plus d’un dollars, c’est logique…il ne se souciera plus de l’environnement. Ici je parle de dollars, mais on comprendra qu’en fait plusieurs autres aspects entre en ligne de compte qui fait que ce n’est pas simplement l'aspect financier qui compte. Exemple, certain gestionnaire accorderont plus d’importance à l’aspect environnemental dans l'évaluation d'un projet avant de l’accepté. Voici l’exemple de deux projets identiques dans deux compagnies différentes, cependant dans la compagnie ZZZ, les preneurs de décisions accordent plus d’importance à l’aspect environnemental, ce qui change le choix du projet retenu. La pondération de 1 à 5 (1 étant mauvais et 5 excellent) multiplier par le % d’importance donne une pondération à chacun des projets.

Le but ultime est donc de conscientisé les preneurs de décisions pour qu’un jour l’impact environnemental valent, à leurs yeux, plus que les profits générés par un projet. Cela semble impossible, mais qui aurait dit, il y a 100 ans, qu’un jour l’impact environnemental allait compter, ne serait-ce que pour 1%, dans la prise de décision. Pourtant, aujourd’hui, plusieurs entreprises sont prêtent à perdre un peu d’argent pour conserver une image verte.Le but ultime est donc de conscientisé les preneurs

Efficacité énergétique

Voici une vidéo intéressante sur la consommation électrique, autant résidentiel que commercial.

Ras le bol environnemental !


L’écoéfficience comme nous l’avons vu en détail sur ce blogue est basée sur une approche win-win ayant pour objectif de réconcilier performance économique et environnementale. Toutefois, cette approche est critiquée par de nombreuses personnes particulièrement les groupes écologistes et certains altermondialistes. Ils considèrent que vu la situation environnementale assez préoccupante, il n’y a pas de compromis à faire entre performance économique et environnementale dans la mesure où cette approche bien que participant à la réduction de la pollution dans une certaine mesure n’est pas une approche efficace en matière de préservation environnementale. Ils préconisent une approche écoéfficace (ou perdant-gagnant) en faveur de la performance environnementale. Je suis d’avis que dans le meilleur des mondes il est préférable d’adopter une telle démarche, cependant dans la pratique on est obligé de passer par une phase de compromis sinon c’est le statut quo. Ce qui serait encore plus dommageable, en effet il est mieux de tenter des actions, bien qu’imparfaites, que de ne rien faire. C’est d’ailleurs ce qui a contribué à l’engouement pour l’écoéfficience auprès du public.

La question environnementale repose essentiellement sur un postulat qui est l’existence d’une urgence environnementale. Deux évènements me poussent à ouvrir une discussion sur le sujet de l’urgence environnementale et de ses implications sur la démarche écoéfficiente. Le premier est la parution d’un livre intitulé « L’imposture climatique ou la fausse écologie » et d’une publicité au royaume uni sur le réchauffement climatique qui ont fait polémique.

L’auteur du livre l’imposture climatique, Claude Allègre, est un scientifique et aussi un ancien ministre de l’éducation française. Dans son livre, Il dénonce les prévisions alarmistes de la majorité des scientifiques en particulier celles relatives au réchauffement climatique. Il accuse les scientifiques du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat de constituer un lobby qui ne produit que des conclusions alarmistes et sans nuances dans un intérêt financier. Il accuse ainsi Al Gore d’avoir gagné plus de 600 millions de dollars en spéculant sur les droits à polluer, notamment comme conseiller de Lehman Brothers. Il s’insurge contre les mesures de taxations environnementales qui selon lui constituent un frein à la compétitivité des entreprises. Il préconise une approche qui s’oriente plus vers l’écoéfficience car selon lui la solution passe par l’innovation. La polémique créée autour de ce livre illustre bien l’opposition entre 2 conceptions de la préservation de l’environnement, d’un côté les partisans de l’environnement à tout prix (écoéfficacité) et de l’autre les partisans d’un compromis entre environnement et économie. Chacun ayant une interprétation différente de la situation et de l’urgence environnementale.

Au Royaume-Unis une publicité a du être retirée du petit écran, suite à des centaines de plaintes adressées à l’Advertising Standart Authority (ASA), dénonçant une volonté de faire culpabiliser les citoyens. Diffusée en octobre dernier, avant le sommet de Copenhague, cette publicité joue la carte du mélodrame : sur le principe du “story-telling” un papa lit une histoire où la vie sur terre devient de plus en plus difficile (sécheresses, inondations). Un lapinou pleure accablé de chaleur, un petit chien se noie… Et la petite fille demande : “Est-ce que ça finit bien?”, “Ca dépend de nous” répond le papa.





Ces deux évènements d’actualité m’ont beaucoup interpellé, en effet ils m’ont amené à me poser une question assez complexe : Est-ce que l’écoéfficience ne serait pas en fait qu’un effet de mode qui a profité jusqu’ici de conditions socio-économiques favorables? La crise économique, la concurrence des pays émergents et la mise en avant de thèse jusqu’ici ignorée comme la remise en cause de la responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement économique me semble être des signes d’un certain essoufflement de la part du public en ce qui concerne la question environnementale. Je n’affirme aucunement ici que les citoyens nient la réalité de la préservation environnementale mais simplement que les gens recentrent leurs priorités sur des sujets considérés comme plus important comme la faim dans le monde et le manque d’eau. Le défi étant ici pour l’écoéfficience de tirer profit de cette situation ou comme énoncé plus haut de faire effet de mode.