L’éco-efficience dans 10-15 ans…il sera aussi difficile à quantifier l’impact environnemental de nos gestes, mais étant donné que les mentalités et la terre auront changées, les gens seront plus sensibles aux gestes qu’ils posent. Si on regarde, dix ans en arrière moi le premier jetaient encore mes papiers de gommes dans la rue et maintenant je me sentirais coupable pendant une semaine. L’idée est qu’en 2010 comparativement à 2000 ou 1995, les valeurs des gens ont beaucoup changé et c’est ce dont la terre a besoin pour devenir verte. Le fait d’essayer de mettre des dollars sur tout n’est pas une solution valable pour faire changer les gestes d’une société, il faut s’attaquer directement aux valeurs. Exemple : tout le monde sait que prendre sa voiture pour aller au magasin est beaucoup plus dispendieux que de prendre l’autobus. Si on calcul l’essence, les assurances, les réparations, l’amortissement du prix de la voiture et le stationnement comparativement à 2$ en autobus, les coûts du déplacement en voiture peut facilement être 5 à 10 fois plus élevé. Pourquoi les gens choisissent encore la voiture? Parce que leur choix est basé uniquement sur le prix vs la liberté et pour la plupart des gens la liberté qu’apporte une voiture vaut plus que 5 à 10 fois le prix de l’autobus. Si maintenant, on prend une personne pour laquelle l’environnement est hyper important et le respect de la terre est une valeur très importante pour cette personne, on risque de voir une décision qui prendra en compte le coût, la liberté et l’impact environnemental de chacun des choix, et on risque de retrouver cette personne assise dans l’autobus.
samedi 24 avril 2010
Mandat #5 : Guillaume Mercier
vendredi 23 avril 2010
mandat 5
lundi 5 avril 2010
éco-efficience, quel avenir?
Dans un article intitulé « Le ras le bol environnemental » sur ce blogue, j’avais amorcé une discussion sur les enjeux auxquels doivent faire face le concept d’éco-éfficience. Je posais la question suivante : Est-ce que l’éco-éfficience ne serait pas en fait qu’un effet de mode qui a profité jusqu’ici de conditions socio-économiques favorables?
Suite à une longue réflexion sur le sujet, je suis d’avis que non. En effet bien que l’on assiste en ce moment à une certaine retombée de l’effervescence autour de l’urgence environnementale, il existe une réelle prise de conscience à tous les niveaux de nos sociétés actuelles. À l’échelle internationale même si les états n’arrivent pas à se mettre d’accord sur des politiques environnementales communes, la mise en place de normes et de labels environnementaux dans les différents pays constituent déjà une avancée. D’autre part, sous la pression de la société on assiste à une comparaison des performances environnementales entre les états, les régions ou les villes. L’indice Environmental Sustainability Index (ESI) ou le PIB vert en sont d’ailleurs des outils. L’indice ESI est un indice composite défini par des experts des universités américaines de Yales et Columbia, publié dans la revue "Nature", établit un classement mondial de 146 nations selon leur aptitude à préserver durablement l’environnement. L’indice est calculé à partir d’une liste de 76 variables de base intégrées à 21 indicateurs intermédiaires (de 2 à12 variables chacun). Les 21 indicateurs pris en compte sont notamment la qualité de l’air et de l’eau, la biodiversité, l’artificialisation du territoire, les contraintes sur les écosystèmes, les déchets, la gestion des ressources naturelles, la politique de l’environnement, etc. L’étude confirme des critères déterminants de la performance environnementale : la faible densité de population, la vitalité économique et la bonne gouvernance. Il semble exister une relation importante entre richesse et performance environnementale, en effet tous les pays à la tête du classement sont prospères ce qui tend à démontrer qu’un revenu national élevé favorise une bonne gestion environnementale.
De nombreux experts critiquent l’efficacité du PIB comme instrument de mesure de la performance des états car celui-ci ne prend pas en compte les impacts environnementaux. Ils proposent la mise en place d’un PIB vert pour tenir compte des impacts environnementaux, notamment de la déduction des coûts environnementaux afin d’obtenir un indicateur plus représentatif de la performance réelle d’une économie. À ce sujet, une étude expérimentale doit être menée sur une dizaine de municipalités sur les coûts de protection de l'environnement, en vue de les déduire par la suite de leur produit intérieur brut.
Au niveau des entreprises, la situation semble être la même en matière de prise de conscience et d’initiative environnementale. En effet, bien qu’il n’y ait aucune obligation légale de nombreuses entreprises participent à l’élaboration de rapports environnementaux sur leurs activités ou de diverses actions pour la préservation de l’environnement. Ce n’est pas encore une pratique généralement répandue et la qualité du travail peut être critiquée pour certains, mais l’initiative semble s’ancrée. De plus, la chose la plus encourageante à ce sujet est que l’ensemble des parties prenantes considèrent la problématique environnementale comme un enjeu stratégique pour l’entreprise. En effet, les entreprises ont maintenant une vision différente de l’environnement qu’il considère comme une source de progrès et d’opportunité. Vous trouverez d’ailleurs sur ce blog dans la section à voir, l’exemple de l’entreprise Sanofi-Aventis qui adopte une démarche intégrée, structurée et chiffrée en matière de développement durable.
Le monde est confronté à de nombreux défis majeurs dont la protection de l’environnement. La solution à ce projet environnemental ne doit pas passer par une diminution de la croissance économique parce que cela risquerai d’aggraver d’autres problèmes majeurs auxquels nous devons faire face comme l’augmentation de la population mondiale et la pauvreté. Je reste donc persuader que la meilleure option pour protéger l’environnement sans nuire au développement essentiel de nos économies passe par l’éco-efficience. Je pense qu’il existe une réelle prise de conscience à ce sujet et que sa pratique va se généraliser sous l’impulsion de la volonté politique des dirigeants en place.
vendredi 19 mars 2010
Outils pour les entreprises
Le gouvernement canadien mise beaucoup sur l’environnement depuis quelques années et semble croire fortement en l’éco efficience, car il distribue plusieurs outils pour aider les entrepreneurs dans la mise en œuvre d’une telle stratégie. Vous pouvez cliquer sur le lien Industrie Canada dans la section À voir de ce blog pour consulter le site du gouvernement fédéral sur l’éco efficience. Vous y trouverez entre autres des études de cas, des outils pour s’autoévaluer et calculer la plus-value ainsi que des cas d’entreprise qui on réaliser un virage vert qui rapporte.
L’effet du balancier


Le but ultime est donc de conscientisé les preneurs de décisions pour qu’un jour l’impact environnemental valent, à leurs yeux, plus que les profits générés par un projet. Cela semble impossible, mais qui aurait dit, il y a 100 ans, qu’un jour l’impact environnemental allait compter, ne serait-ce que pour 1%, dans la prise de décision. Pourtant, aujourd’hui, plusieurs entreprises sont prêtent à perdre un peu d’argent pour conserver une image verte.Le but ultime est donc de conscientisé les preneurs
Efficacité énergétique
Ras le bol environnemental !

L’écoéfficience comme nous l’avons vu en détail sur ce blogue est basée sur une approche win-win ayant pour objectif de réconcilier performance économique et environnementale. Toutefois, cette approche est critiquée par de nombreuses personnes particulièrement les groupes écologistes et certains altermondialistes. Ils considèrent que vu la situation environnementale assez préoccupante, il n’y a pas de compromis à faire entre performance économique et environnementale dans la mesure où cette approche bien que participant à la réduction de la pollution dans une certaine mesure n’est pas une approche efficace en matière de préservation environnementale. Ils préconisent une approche écoéfficace (ou perdant-gagnant) en faveur de la performance environnementale. Je suis d’avis que dans le meilleur des mondes il est préférable d’adopter une telle démarche, cependant dans la pratique on est obligé de passer par une phase de compromis sinon c’est le statut quo. Ce qui serait encore plus dommageable, en effet il est mieux de tenter des actions, bien qu’imparfaites, que de ne rien faire. C’est d’ailleurs ce qui a contribué à l’engouement pour l’écoéfficience auprès du public.
La question environnementale repose essentiellement sur un postulat qui est l’existence d’une urgence environnementale. Deux évènements me poussent à ouvrir une discussion sur le sujet de l’urgence environnementale et de ses implications sur la démarche écoéfficiente. Le premier est la parution d’un livre intitulé « L’imposture climatique ou la fausse écologie » et d’une publicité au royaume uni sur le réchauffement climatique qui ont fait polémique.
L’auteur du livre l’imposture climatique, Claude Allègre, est un scientifique et aussi un ancien ministre de l’éducation française. Dans son livre, Il dénonce les prévisions alarmistes de la majorité des scientifiques en particulier celles relatives au réchauffement climatique. Il accuse les scientifiques du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat de constituer un lobby qui ne produit que des conclusions alarmistes et sans nuances dans un intérêt financier. Il accuse ainsi Al Gore d’avoir gagné plus de 600 millions de dollars en spéculant sur les droits à polluer, notamment comme conseiller de Lehman Brothers. Il s’insurge contre les mesures de taxations environnementales qui selon lui constituent un frein à la compétitivité des entreprises. Il préconise une approche qui s’oriente plus vers l’écoéfficience car selon lui la solution passe par l’innovation. La polémique créée autour de ce livre illustre bien l’opposition entre 2 conceptions de la préservation de l’environnement, d’un côté les partisans de l’environnement à tout prix (écoéfficacité) et de l’autre les partisans d’un compromis entre environnement et économie. Chacun ayant une interprétation différente de la situation et de l’urgence environnementale.
Au Royaume-Unis une publicité a du être retirée du petit écran, suite à des centaines de plaintes adressées à l’Advertising Standart Authority (ASA), dénonçant une volonté de faire culpabiliser les citoyens. Diffusée en octobre dernier, avant le sommet de Copenhague, cette publicité joue la carte du mélodrame : sur le principe du “story-telling” un papa lit une histoire où la vie sur terre devient de plus en plus difficile (sécheresses, inondations). Un lapinou pleure accablé de chaleur, un petit chien se noie… Et la petite fille demande : “Est-ce que ça finit bien?”, “Ca dépend de nous” répond le papa.
Ces deux évènements d’actualité m’ont beaucoup interpellé, en effet ils m’ont amené à me poser une question assez complexe : Est-ce que l’écoéfficience ne serait pas en fait qu’un effet de mode qui a profité jusqu’ici de conditions socio-économiques favorables? La crise économique, la concurrence des pays émergents et la mise en avant de thèse jusqu’ici ignorée comme la remise en cause de la responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement économique me semble être des signes d’un certain essoufflement de la part du public en ce qui concerne la question environnementale. Je n’affirme aucunement ici que les citoyens nient la réalité de la préservation environnementale mais simplement que les gens recentrent leurs priorités sur des sujets considérés comme plus important comme la faim dans le monde et le manque d’eau. Le défi étant ici pour l’écoéfficience de tirer profit de cette situation ou comme énoncé plus haut de faire effet de mode.
samedi 27 février 2010
Exemple de mise en oeuvre éco-éfficiente
Cette vidéo est une présentation du témoignage de l'entreprise ''Produits de bois St-Agapit'' membre d'Enviroclub sur la mise en place de mesures rentables d'éco-efficacité. Enviroclub est un regroupement de dix entreprises d’une même région, ou d’un même secteur d’activité, qui ont accès à de l'expertise et qui bénéficient d’un financement pour :
- réaliser en usine, avec les conseils et l’accompagnement d’un consultant spécialisé, un projet d'éco-éfficacité ou de prévention de la pollution qui réduit les coûts de production (un projet par entreprise);
- participer à des ateliers de sensibilisation sur la performance environnementale tout en élargissant leurs réseaux de contacts.
Enviroclub est une initiative conjointe du programme d'aide à la recherche industrielle, du Conseil national de recherches Canada et du ministère du développement économique, de l'innovation et de l'exportation (MDEIE).
mercredi 24 février 2010
Éco-efficience, une décision stratégique!
La question environnementale est devenue un véritable enjeu pour les entreprises, en effet elles doivent faire face à la pression réglementaire et à celle exercée par la société en matière de protection de l’environnement. Aucune entreprise ne peut se permettre de négliger ses impacts environnementaux sans compromettre la légitimité de ses activités. Cette exigence environnementale nécessite des investissements considérables pour se conformer aux attentes de ses partenaires externes. Cette situation pose une problématique essentielle pour les entreprises qui doivent à la fois investir dans des actions pro environnementale, tout en considérant le besoin de limiter ses investissements non productifs afin de demeurer concurrentielle dans son secteur d’activité. Dans une telle situation, la marge manœuvre des dirigeants semblent très étroite. Toutefois, le succès ou l’échec de leurs décisions dépendra de la manière dont ils vont considérer la problématique. En effet, ces derniers doivent considérer l’enjeu environnemental comme une opportunité d’optimiser l’utilisation de leur ressource et d’augmenter leur productivité afin d’en tirer le plus grand bénéfice. Contrairement à ce que pourrait nous laisser penser les campagnes de communication sur l’environnement, c’est la recherche de rentabilité qui anime les entreprises dans leur démarche environnementale. Cette recherche de rentabilité est essentielle afin de concilier environnement et compétitivité. Cette conciliation se fait à travers l’éco-efficience qui amène une vision innovante de la problématique exposée précédemment en proposant des actions rentables qui s’avèrent également bénéfiques pour l’environnement, contrairement à une approche dans laquelle des actions environnementales sont entreprises dans un premier temps et a posteriori s’avèrent rentables.
Je vous présente ci-dessous un exemple détaillé de mise en œuvre réussie d’éco-éfficience au sein de Norsk Hydro. Cette exemple est tiré de la revue électronique en science de l’environnement : « Jean Kabongo, « Intégrer économie et écologie : le cas de l’industrie canadienne », VertigO
L’éco-efficience au quotidien : le cas de Norsk Hydro
L’usine de Norsk Hydro de Bécancour est sans aucun doute un exemple de gestion éco-efficiente. En opération depuis 1986, cette entreprise industrielle produit du magnésium pur et des alliages de ce métal à partir de la magnésite, qui provient principalement de Chine. Avec une production annuelle évaluée à 48 000 tonnes, le procédé d’électrolyse utilisé exige l’introduction et la manipulation de produits potentiellement toxiques, notamment l’acide chlorhydrique (HCl) et le chlore gazeux (Cl2). En plus, les multiples réactions chimiques survenant tout au long de ce procédé comportent un risque de présence de polluants dans les effluents, par exemple l’acide chlorhydrique ou le chlorure de magnésium (MgCl2), l’émanation de gaz à effet de serre comme l’hexafluorure de souffre (SF6) ou encore le gaz carbonique (CO2) et, éventuellement, la contamination des sols. Pour réduire tous ces effets et maximiser l’usage des intrants dans les systèmes de production, les dirigeants de Norsk Hydro Bécancour s’engageaient, à partir de 1990, dans un vaste et ambitieux programme de gestion efficace des processus. À l’instar des entreprises comme 3M, Interface ou encore General Motors qui ont recentré leurs activités sur le modèle inspiré de l’éco-efficience (Johansen, 1998; Issak, 2002), Norsk Hydro s’engageait à « produire le maximum de magnésium avec le minimum de ressources dans le respect de la génération actuelle et de celles qui vont suivre ». Cette vision qui s’inscrit dans la perspective de rationalisation de l’usage des ressources repose sur trois actions : respecter les lois et les normes environnementales en vigueur, prévenir et éliminer tout accident écologique, et réduire les pertes des matières premières et les émissions de polluants. Les structurations au niveau des ressources humaines ont exigé la mise sur pied de programmes de formation du personnel ainsi que de programmes d’information destinée à la clientèle et à la population avoisinante.
Ces changements de gestion de Norsk Hydro se sont accompagnés d’actions concrètes et de gestes quotidiens sur lesquels reposent les principes d’éco-efficience. En effet, des efforts soutenus ont été déployés pour améliorer de façon constante l’efficacité des procédés. Qu’il s’agisse de la révision du bon fonctionnement des équipements, du lavage des pompes HCl (acide chlorhydrique), NaOH (hydroxyde de sodium), NaOCl (hypochlorite de sodium), ou encore de l’achat de nouveaux équipements, les employés sont sensibilisés aux problèmes de perte et de gaspillage des matières utilisées. L’une des facettes des actions et des gestes concrets concerne plus directement le recyclage et la revalorisation des rejets. Avec environ 17 400 tonnes de boues générées par année, les dirigeants de Norsk Hydro s’engageaient à connaître les propriétés des résidus, ainsi qu’à contrôler et à calculer ces derniers, considérés désormais comme des ressources. L’analyse de la composition physique et chimique des boues révélait qu’elles contiennent près de 18 % de magnésium. Ainsi, Norsk Hydro est passé de l’enfouissement au développement d’un nouveau produit, le Mag III, la formule commercialisée des boues de magnésium.
Plusieurs autres réalisations témoignent de l’engagement « éco-efficient » de Norsk Hydro : la réduction des pertes d’acide, qui fait des économies de 500 000 $ par année; la réduction des pertes de chlorures à l’effluent, qui génère des gains de 1 000 000 $ par année; le programme de R&D, visant à entreprendre le remplacement de l’hexafluorure de souffre (SF6) avant la fin de 2005. Norsk Hydro a également développé ses propres indicateurs de performance environnementale et économique appelés FEED (effluent, énergie et déchets). Selon les données de l’entreprise, toutes ces actions et tous ces gestes, qui s’inscrivent dans le cadre d’une gestion éco-efficiente, en plus de la mise sur pied du programme FEED, représentaient en 2003 une économie de 4 000 $ par jour. Cette gestion éco-efficiente de Norsk Hydro lui a valu de nombreuses reconnaissances, en particulier le prix ÉcoGeste en 2001.
Par où commencer?

Pour devenir plus éco-efficiente, l’entreprise doit revoir tout le cycle de vie du produit et repenser chacune des étapes pour améliorer le plus possible l’impact de sa production sur l’environnement. De l’extraction de la matière première, jusqu’à sa fin de vie, en passant par la distribution les produits ont un impact sur l’environnement et des efforts peuvent être fait pour diminuer cette l’empreinte environnementale. Voici quelques façons de faire mieux les choses sans amputer vos profits.
§ Réduire la consommation de matières pour la production de biens et de services.
§ Revoir la chaîne de production pour éliminer les pertes de matières et de temps.
§ Réduire la consommation d’énergie pour la production de biens et de services.
§ Réduire les émissions toxiques.
§ Concevoir les produits pour qu’ils soient plus facilement recyclables.
§ Maximiser l’utilisation de ressources renouvelables lors de la production de produits et de services.
§ Accroître la durabilité des produits et les rendre plus facilement réparables.
§ Concevoir des produits à usages multiples qui peuvent facilement être mis à niveau.
jeudi 18 février 2010
Plus de profit
Dans l’optique d’une recherche absolue de profit, les entreprises ont-elles intérêt à être éco-efficiente? Comment est-ce que le fait de faire attention à l’environnement puisse apporter des profits supplémentaires?
Il existe plusieurs façons de calculer l’éco-efficience, mais principalement, l’idée revient à diviser les profits par l’impact environnemental, ce qui donne un ratio de comparaison. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise produit des dollars par unité d’impact environnemental. Cette notion d’impact peut être illustrée par plusieurs mesures comme les kWh, m3 d’eau ou tonne de carbone. Certaines mesures comme les kWh ou le carbone sont très intéressantes, car en les réduisant on obtient un double impact, une réduction du dénominateur (consommation) et augmentation du numérateur (moins de dépenses en électricité). En réalité, avoir une pensé éco-efficiente c’est d’agir de façon à augmenter les profits en réduisant les impacts sur l’écosystème.
Au-delà de l’idée de réduire l’impact sur la nature, cette idée véhicule une façon de pensé; l’amélioration continue. Une entreprise doit être en constante revue des façons de faire pour toujours évoluer et maintenir sont avantages concurrentiels. Depuis peu, l’impact environnemental coûte cher, que ce soit la taxe sur le carbone, les poursuites pour non-conformité et les compteurs d’eau qui risque de faire leur apparition officiel très prochainement. Les entreprises ont alors tout intérêt à limiter ces coûts, que ce soit pour respecté l’environnement ou pour gonfler notre portefeuille; le résultat est le même. Voici une liste d’avantage à être éco-efficient :
- Éviter le gaspillage = baisse de coût
- Amélioration relation (clients, fournisseurs et personnel)
- Image verte
- Conforme aux réglementations (évite les poursuites)
- Amélioration continue
- Plus de rentabilité
- Réduction des répercussions environnementales
Plusieurs avantages, comme l’image, sont très difficilement quantifiables, mais apportent certainement des profits supplémentaires à l’entreprise que ce soit à court ou long terme.
mardi 9 février 2010
l'écolo-business
Le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) définit l’éco-efficience comme : " L'Éco-efficience consiste à offrir des biens et des services à des prix compétitifs qui répondent aux besoins des hommes et leur apporte une qualité de vie, tout en réduisant progressivement les impacts environnementaux et la quantité des ressources naturelles nécessaires tout au long du cycle de vie des produits pour atteindre finalement un niveau qui soit en harmonie avec ce que peut supporter durablement la planète ". L’éco-efficience est un concept à caractère économique et environnemental qui s’inscrit dans l'esprit du développement durable, elle suit une logique de gagnant-gagnant (gagnant au niveau économique et gagnant au niveau environnemental). Elle permet ainsi auxentreprises de faire le lien entre le rendement environnemental et le rendement financier, démontrant ainsi que des procédés efficaces permettent d’économiser tout en étant écologique. Le but étant de diminuer les coûts de production et les effets négatifs sur l'environnement associés à la fabrication d'un produit donné ou à l'offre d'un service particulier. En résumé l’éco-efficience c’est de faire mieux avec moins ; une entreprise, pour réaliser un produit ou offrir un service de façon éco-efficiente, doit par conséquent :
· soit utiliser moins de ressources et d'énergie
· soit fabriquer un meilleur produit ou offrir un meilleur service.
Il est important de faire la différence entre éco-efficacité et éco-efficience. En effet comme on l’a vu précédemment l’éco-efficience adopte une approche gagnant-gagnant dans laquelle on cherche un compromis entre l’économie et l’environnement, contrairement à l’éco-efficacité qui est un concept accordant la priorité à la protection et à la préservation de l’environnement. Pour simplifier,l’éco-efficacité vise les meilleures pratiques en matière de protection et de préservation environnementale alors que l’éco-efficience mise sur une diminution de l’impact environnemental tout en faisant du cash.