Dans l’optique d’une recherche absolue de profit, les entreprises ont-elles intérêt à être éco-efficiente? Comment est-ce que le fait de faire attention à l’environnement puisse apporter des profits supplémentaires?
Il existe plusieurs façons de calculer l’éco-efficience, mais principalement, l’idée revient à diviser les profits par l’impact environnemental, ce qui donne un ratio de comparaison. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise produit des dollars par unité d’impact environnemental. Cette notion d’impact peut être illustrée par plusieurs mesures comme les kWh, m3 d’eau ou tonne de carbone. Certaines mesures comme les kWh ou le carbone sont très intéressantes, car en les réduisant on obtient un double impact, une réduction du dénominateur (consommation) et augmentation du numérateur (moins de dépenses en électricité). En réalité, avoir une pensé éco-efficiente c’est d’agir de façon à augmenter les profits en réduisant les impacts sur l’écosystème.
Au-delà de l’idée de réduire l’impact sur la nature, cette idée véhicule une façon de pensé; l’amélioration continue. Une entreprise doit être en constante revue des façons de faire pour toujours évoluer et maintenir sont avantages concurrentiels. Depuis peu, l’impact environnemental coûte cher, que ce soit la taxe sur le carbone, les poursuites pour non-conformité et les compteurs d’eau qui risque de faire leur apparition officiel très prochainement. Les entreprises ont alors tout intérêt à limiter ces coûts, que ce soit pour respecté l’environnement ou pour gonfler notre portefeuille; le résultat est le même. Voici une liste d’avantage à être éco-efficient :
- Éviter le gaspillage = baisse de coût
- Amélioration relation (clients, fournisseurs et personnel)
- Image verte
- Conforme aux réglementations (évite les poursuites)
- Amélioration continue
- Plus de rentabilité
- Réduction des répercussions environnementales
Plusieurs avantages, comme l’image, sont très difficilement quantifiables, mais apportent certainement des profits supplémentaires à l’entreprise que ce soit à court ou long terme.
Quand vous dites qu’avec, par exemple, les kWh on a un double impact, ce n’est pas automatiquement vrai. Pour diminuer les kWh, il se peut que l’entreprise doive encourir des dépenses supplémentaires. Par exemple, si l’entreprise décide de diminuer ses frais d’électricité en investissant dans un système de géothermie, elle devra encourir d’autres dépenses.
RépondreSupprimerSi on prend pour acquis que le système géothermique est rentable, on va avoir un impact positif mais c’est faux de dire que c’est un impact double. Car notre numérateur va augmenter moins rapidement que le dénominateur va diminuer.
De plus le ratio comporte une faille assez importante : que se passe-t-il si les profits augmentent plus rapidement quand on ne diminue pas l’impact environnemental des activités? Il n’y aura aucune motivation à investir dans l’environnement car à partir de cette mesure l’entreprise est déjà concurrentielle. On crée aussi probablement des problèmes de comparabilité entre les entreprises dépendant de leur stade dans le cycle de vie; une entreprise qui n’a pas de profits, par exemple, ne pourrait pas utiliser le ratio. Existe-t-il d’autres mesures pour compenser?
Aussi, l’amélioration continue ne signifie pas nécessairement des impacts positifs sur l’environnement; une entreprise cherchera avant tout à faire plus de profits, et si les bénéfices d’une méthode moins écolo sont plus importants que celle d’une méthode qui l’est, le choix est évident. D’autant plus qu’il est très difficile de refiler la facture aux consommateurs finaux qui souhaitent certainement des produits plus écologiques, mais ne veulent pas faire de sacrifices eux-mêmes.
C’est vrai que d’être éco-efficient fait en sorte que l’entreprise sera conforme aux règlementations mais il n’est pas nécessaire d’être éco-efficient pour suivre les règlements. Il y a moyen que les entreprises soient conforme sans être éco-efficientes, soit en effectuant seulement le strict minimum (qui, dans bien des industries, n’est pas suffisant).
Jennifer et Véronique
Premièrement, vous avez bien raison sur ce qui est du double impact lorsqu'on diminue sa consommation de KWh; la diminution des KWh PEUT apporter un double impact sur le ratio d'éco efficience, car dans le cas où un autre système plus écologique est utilisé pour compenser la diminution de consommation de KWh pour le même coût, le numérateur ne serra pas touché.
RépondreSupprimerPour ce qui est de la faille du ratio, il faut se basé sur un facteur de comparaison, qui je vous l'accorde n'est pas parfait, mais est tout de même très logique. On peut dire que, en générale, le profit d’entreprise comparable est relié avec la consommation de ressources, je dis bien en général. Sur cette base on peut dire effectivement qu’une compagnie qui augmente ces profits sans diminuer sont impact environnemental sera plus éco efficiente, car sont empreinte écologique par dollars générés est inférieur. Bien sûr, il faut comparer des pommes avec des pommes, donc une entreprise en démarrage ne pourra être comparée avec une entreprise à maturité de même sorte qu’on ne peut comparer une raffinerie avec une entreprise de service. Aussi, je crois qu’on pourrait utiliser sans problème les ventes au numérateur dans le cas d’une entreprise qui ne fait toujours pas de profit. (si on change le numérateur de l’entreprise comparé également)
Je suis d’accord que devant le choix de deux projets, la grande majorité des gestionnaires choisiront la plus rentable, sans regarder l’impact environnemental. Je crois que le but premier du principe de l’éco efficience est de montrer aux entreprises qu’il est possibles de faire plus de profits en réduisant notre impact sur l’environnement, la relation Win Win. L’achat d’une nouvelle machine qui consomme moins électricité exemple, Win pour l’environnement et Win pour les profits.
Merci pour vos bons commentaires